Trouver sa place

5 juin 2013

(Extrait du livre « Je sais… disait la petite fille »)

La place, chers enfants, dont nous parlons, n’est pas la place dans la société, la place dans votre travail, la place dans vos relations, nous parlons de la place que vous tenez dans votre propre vie.

Cette place, il est utile, voir indispensable pour vous que vous l’occupiez. Aucun d’entre vous ne l’occupe totalement. Occuper totalement sa place veut dire être parfaitement conscient de son fonctionnement, parfaitement conscient de son système de pensées et en fonction de cette conscience, pouvoir gérer sa vie en accord avec son moi profond.

Occuper sa place, s’est s’affirmer, c’est surtout se respecter, respecter l’être que l’on est au plus profond de soi. Bien souvent vous occupez la place que les autres vous donnent ou vous occupez la place que l’on vous laisse, c’est à dire que vous faites ce qui est conforme au groupe afin justement de pouvoir occuper la place comme tout le monde, mais ce n’est pas ceci qui vous est demandé.

Nous ne vous demandons pas d’être conforme au groupe, nous vous demandons d’être conforme à vous-même, de vous respecter vous-même, indépendamment de ce que pensent ou disent les autres.

C’est difficile vous dites, nous disons peut-être, mais nous disons aussi que cela dépend de la manière dont vous vous considérez. Si vous vous considérez dans le respect de vous-même c’est à dire dans la foi en vos valeurs, vos capacités, vos qualités et vos défauts aussi, alors ce n’est pas difficile parce que vous fonctionnez totalement en accord avec vous-même. Mais si vous n’avez pas confiance en vous, si vous êtes de ceux qui pensent que les autres ont raison, que les autres font mieux, que les autres endroits que là où vous êtes sont mieux, alors vous êtes dans l’attente du mieux et évidemment vous n’êtes pas à votre place.

Etre à sa place c’est avoir les deux pieds dans la rectitude absolue de qui vous êtes, c’est cela être à sa place.

A partir de vous-même vous êtes à votre place, alors il n’y a plus de manque, il n’y a plus de frustration, il n’y a plus d’attente parce que vous êtes là où vous devez être et cette rectitude permet à la Lumière de descendre totalement en vous et d’être « qui vous êtes » au plus profond de vous.

Vous employez souvent le mot de place vide qui pour vous signifie manque. Effectivement, cette place vide est la place qu’un être cher pouvait occuper et qu’il n’occupe plus par rapport à un décès, par rapport à une séparation, par rapport à un départ, et vous pleurez sur cette place vide mais cet être qui est parti quelque soit où il est parti, est un être qui a répondu à sa destinée, qui a répondu à son libre-arbitre, à son choix de vie, c’est un être qui s’est respecté probablement, très certainement dans son choix, même si cet être est décédé, son âme a décidé.

Alors pourquoi pleurer sur ce qu’un être a décidé, c’est sur vous-même que vous pleurez, vous pleurez sur votre souffrance du manque, mais si vous revenez dans la rectitude et dans la conscience de l’Amour inconditionnel, alors vous devez arrêter vos pleurs et être joyeux que l’autre ait respecté son choix de vie, car en vérité il n’y a pas de manque, il y a juste une attente de votre part qui provoque en vous cette blessure du manque.