Parcours de l’âme, parcours de vie …

14 février 2019

Article parue sur Arcturius en février 2019

Nous avons notre corps, nous avons notre Ame qui habite notre corps et nous avons l’Esprit, relié à la Source. Je dis volontairement «  l’Esprit «  et non « notre Esprit » car l’Esprit est dans une dimension ou fréquence non séparée et en aucun cas, par conséquent, ne fait partie de notre dualité.

Notre Esprit est pur, notre Ame est en voyage vers Lui et cherche depuis le début de son voyage et tout au long de celui-ci à s’alléger afin d’aller Le rejoindre.

L’Esprit, selon l’appartenance à laquelle nous nous relions, que ce soit philosophique ou religieux, peut être appelé Source, Dieu, Conscience universelle…

L’Ame vient de la Source et s’incarne dans la matière pour de multiples expériences de vie, jusqu’à revenir à la Source elle-même, c’est-à-dire de là où elle est partie

Je vous propose une image pour illustrer ce voyage :

Imaginons que nous sommes près d’une source dans la montagne. Le voyage de cette eau commence ici et pour cela elle doit se séparer de l’endroit où elle a pris naissance. Ce petit filet d’eau commence alors son chemin dans la nature, et vit les différentes expériences selon les terrains qu’il rencontre. Cette eau ne sait pas où la vie va l’amener mais elle suit le cours sans résistance.

Au départ tout est simple, puisque sa dimension est petite mais au fur et à mesure de son chemin et à travers ce qu’elle rencontre, elle grossit et devient un ruisseau. Elle n’est encore pas très éloignée de la source et  seules les expériences de rochers qu’elle doit contourner lui sont données. Elle répond néanmoins au besoin de son parcours.

Les expériences rencontrées constituent tous ses acquis et elle devient une rivière puis un fleuve. De nouvelles expériences l’attendent, un bateau qui passe, un banc de sable….Elle ne s’est jamais posée la question « où je vais ? «  et qu’est ce que je dois faire pour avancer « ? Elle avance dans une confiance totale que la vie la dirige vers où elle doit aller

Enfin elle arrive près de l’océan et se fond alors dans cette immensité qui est à la fois sa substance même, de l’eau,  et à la fois la rencontre avec d’autres fleuves qui se sont déjà jetés dedans.

Elle sait qu’elle a grandi, acquis des expériences tout au long de son voyage et lorsqu’elle se fond dans la mer, elle accepte de ne plus être seulement le ruisseau, la rivière et enfin le fleuve mais d’être encore plus que tout cela, l’océan ! Elle accepte de perdre son identité car elle sait qu’elle continue d’exister sous une autre forme bien plus grande

L’eau est notre Ame en chemin, la séparation d’avec la source de départ n’est qu’une illusion car c’est toujours la même eau qui coule et qui continue de couler dans l’océan

La différence entre cette eau et notre Ame est que nous avons la conscience de qui nous sommes et ceci rend le voyage bien plus difficile car notre ego veut maintenir son identité puisqu’il pense, qu’en la perdant, il meurt.

D’ailleurs, au cours de cette description, on parle d’eau, de ruisseau, de rivière de fleuve et d’océan, le nom change mais la substance reste la même, l’eau.

Nous pensons toujours que nous devons nous améliorer pour devenir quelqu’un de bien, de plus raisonnable ou de plus sage, mais quelle importance a cette course vers la perfection lorsque, au bout du chemin, nous ne sommes plus qu’un ? L’eau s’est-elle posé la question ? Elle a juste suivi le cours de sa trajectoire

Au départ le ruisseau n’a eu aucune volonté d’aller se jeter dans l’océan, il savait juste qu’il avait un chemin à parcourir et que c’était cela le plus important

Si nous arrêtions de « vouloir «  et décidions « d’être « tout simplement, comme le ruisseau, juste suivre le chemin que la vie nous indique, c’est-à-dire vivre et profiter de ce que la vie nous donne.

Nous n’avons aucun but à atteindre, nous devons juste nous abandonner à une puissance supérieure celle qui trace la trajectoire du ruisseau jusqu’à l’océan !

Puisque nous sommes dotés d’une conscience, nous avons notre libre-arbitre qui nous offre la possibilité de souffrir si nous résistons ou de ne pas souffrir et de vivre dans la paix

Il est vrai que les circonstances du « terrain de la vie « ne sont pas toujours faciles et parfois même tumultueuses, comme le ruisseau lorsqu’il rencontre des gros rochers qui le font dévier. Cherche t-il à escalader les rochers, à forcer les obstacles ?  Non il accepte d’être dévié de sa trajectoire car ceci fait aussi partie de son chemin.

Il y a des arrêts, des secousses, des stagnations mais jamais de retard car le retard est lié au temps et le temps est relié à l’ego, au mental.