Vers quoi courrons-nous ? Que cherchons-nous ? …

22 septembre 2013

Ne vous êtes-vous jamais demandé, pourquoi, lorsque vous parveniez à atteindre votre objectif, il y avait toujours la sensation que « quelque chose à l’intérieur de vous » n’était pas comblé ? Que cet objectif soit : avoir la maison dont vous rêviez, rencontrer l’homme ou la femme de votre vie, réussir l’examen que vous pensiez inaccessible pour vous, obtenir le poste tant convoité depuis tant d’années…..

Pourtant cet objectif était vraiment ce qui, selon vous, allait vous rendre heureux ou en tout cas vous combler et vous en étiez persuadé. Ce « quelque chose à l’intérieur de vous «, une fois le but atteint, qui vous donne la sensation que finalement vous ne ressentez pas ce que vous croyiez ressentir lorsque vous l’attendiez, d’où vient-il et pourquoi ?

Si encore aujourd’hui, pour vous qui lisez ces lignes, vous êtes dans ce cas de figure, c’est-à-dire que vous attendez avec impatience la réalisation d’un objectif, quel qu’il soit, prenez le temps de faire le vide en vous et de considérer que vous avez atteint ce but ou cet objectif tant souhaité, et ressentez alors ce qui se passe à l’intérieur de vous ! Et bien vous allez ressentir que finalement cela ne change rien en profondeur et que ce qui provoque peut-être encore ce mal-être en vous, en ce moment, ne sera aucunement modifié MEME si ce but ou cet objectif est atteint !

Par conséquent, cette « voix » qui nous dit que nous allons être comblés si nous obtenons ce que nous voulons obtenir et nous pousse à y croire aussi fortement, qui nous induit dans le « leurre » ou « l’illusion » ou le « mensonge », peut importe le nom que nous lui donnons, est la voix de notre mental dans son aspect égotique et non la voix de notre intuition. Sentez bien comme cette voix est moins profonde, plus superficielle, plus basée sur la matière, que la « voix » qui nous fait, au contraire, ressentir et donc entendre ce qui est juste pour nous et salutaire et que malgré le but ou l’objectif atteint il reste en nous, comme un goût d’insatisfaction et que nous sommes en train de nous mentir à nous-mêmes. Ce qui nous fait entendre ou ressentir ce qui est juste pour nous est la voix de notre Intuition, la voix de notre âme, celle qui sait parfaitement ce qui se cale avec notre plan de conscience supérieure.

Cette expérience, je vous invite à la faire aussi souvent que vous vous surprenez à « vouloir » quelque chose pour vous. Vous avez le droit, assurément, de prétendre atteindre un objectif qui vous est cher, mais dans ce cas et afin de n’être pas déçu, tendez vers cet objectif en « conscience », c’est-à-dire en sachant, que cet objectif satisfait uniquement une envie, un besoin du moment ou encore un manque en vous, une souffrance non cicatrisée mais ne répondra jamais à un sentiment de paix et de satisfaction profonde.

En revanche ce qui peut vous donner cette sensation d’être comblé, d’avoir tout ce dont vous avez besoin, d’être donc en paix est justement cet alignement avec votre plan de conscience supérieure, cette partie de vous qui fusionne avec le Grand Tout et vous détache des besoins terrestres.

Cette quête perpétuelle d’atteindre un but ou un objectif, vous fait contacter une insatisfaction, voire une frustration ou de la colère peut-être parce que dès qu’un objectif est atteint, il faut se dépêcher à trouver un autre objectif qui lui amènera forcément la solution, jusqu’à ce que la course s’arrête mais c’est une course jamais terminée.

Nous avons, bien évidemment, le droit de profiter de la vie et de ce qu’elle nous donne mais en ne s’y « cramponnant » pas comme à une bouée de sauvetage et c’est bien cela la grande difficulté si nous n’y prêtons pas une attention particulière !

L’arrêt de cette quête perpétuelle est ce qui nous amène dans l’instant présent, à vivre les petits moments de chaque jour, ce que la vie nous donne à expérimenter, tout simplement, ce qui est à vivre, comme le meilleur pour nous, sans jugement même si l’apparence nous laisse penser le contraire et méfions-nous des apparences !

Bien sûr, l’égo, notre mental égotique, n’est évidemment pas satisfait, car lui, dans le coup se trouve frustré, car nous ne répondons plus à son appel ! Nous avons le libre-arbitre, ce fameux libre-arbitre qui nous a été donné en tant qu’être humain, mais qui est parfois difficile à gérer, car il est plus facile de répondre à un ordre que de prendre l’initiative de remettre en cause cet « ordre » et d’oser s’y opposer : c’est d’ailleurs ce qui fait la grande différence entre les « chanceux et les malchanceux » comme nous les appelons.

La chance ou la malchance n’existe pas, là encore nous sommes confrontés à une illusion totale. Bien souvent, après une thérapie où la personne est réalignée à elle-même, c’est-à-dire, remise en face de SA réalité, et qu’elle devient consciente de l’illusion dans laquelle elle se perdait, elle me dit : « quelle chance j’ai de pouvoir contacter cela et de « voir » ce qui est juste et bon pour moi dans ma vie, je vois tellement autour de moi des personnes qui n’ont pas cette chance ! «. Je réponds toujours la même phrase : « vous n’êtes pas privilégié, la Justice divine ne privilégie personne en particulier, vous avez juste eu le courage d’accepter de regarder en vous, vous avez osé vous remettre en question et vous avez choisi de le faire mais vous pouviez tout autant choisir de ne pas vous arrêter pour regarder, de rester coincé dans votre illusion, et de continuer à vous lamenter sur votre triste sort « .

Je remets donc à la personne l’entière responsabilité de son acte de bienveillance qu’elle a fait pour elle, de la même façon que je l’avais mise au début de sa thérapie sur l’entière responsabilité de la situation dans laquelle elle était et qui était inconfortable ou souffrante pour elle.

Ce qui empêche cette prise de conscience est le risque à prendre pour sortir de son enfermement, car c’est un risque dans le sens où l’inconnu est derrière. Un vieil adage dit : « Et vint le jour où l’idée de demeurer enfermé dans un bourgeon fut plus douloureuse que le risque à prendre pour fleurir « mais on pourrait dire : « Il est plus facile de rester enfermé dans un bourgeon que de prendre le risque de fleurir «

La nature nous en donne des exemples tous les jours, que ce soit avec la chenille qui devient papillon ou la fleur qui éclot. La chenille rampe sur la terre, elle a donc un déplacement horizontal, en devenant papillon elle évolue vers un déplacement vertical, elle va voler. La fleur est protégée dans son bourgeon et elle prend le risque de s’exposer aux rayons du soleil, à la pluie, voire au froid.

Imaginez un seul instant le changement conséquent que cela provoque ! Mais vous pouvez dire « aucun problème puisque c’est tellement mieux pour eux, » et moi je vous réponds « oui, parce que vous pouvez le constater, l’expérimenter, mais pas eux, qu’en savez-vous ce qui se passe en eux, à l’intérieur d’eux ?. Ce sont des entités vivantes, autant que vous et moi mais qui n’appartiennent pas au règne humain, qui font partie du règne animal, végétal, tout comme il y a le règne minéral ?

Les minéraux, comme les végétaux, comme les animaux ont une conscience collective qui bien évidemment les aide à faire ces changements profonds et à s’en remettre totalement en la vie. Cette conscience collective les amène, bien plus que l’être humain, à avoir foi en la vie en qui ils se remettent totalement, c’est ce qui est la plupart du temps absent chez l’être humain ou en tout cas le plus difficile, et ceci se nomme la foi.

Il a été donné à l’homme une conscience individuelle afin de le faire évoluer plus rapidement et plus profondément, évidemment ceci est plus difficile mais la victoire est tellement plus grande, à la hauteur de la difficulté. Qu’avons-nous à perdre dans ce risque si ce n’est de la « matière » et justement nous venons de faire l’expérimentation que la matière ne nous amène pas satisfaction alors je vous laisse réfléchir………..